Cellou Dalein Diallo qui est le Président de l’UFDG l’Union des Forces Démocratiques de Guinée

Cellou Dalein Diallo

Cellou Dalein Diallo,

Guinee news né le 3 février 1952 à Labé, est un homme politique guinéen, Premier ministre de décembre 2004 à avril 2006 et candidat à l’élection présidentielle de 2010, qu’il perd au second tour face à Alpha Condé. Il est depuis 2007 président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).

Carrière d’économiste
Diplômé de l’École nationale d’administration de Guinée (Conakry), Cellou Dalein Diallo a rapidement intégré la Banque guinéenne du commerce extérieur, actuelle Banque centrale de la République de Guinée, en qualité de chef du bureau d’études.
Il a par la suite rejoint la Banque centrale de Guinée au poste de directeur du Département de la Comptabilité et du Budget puis de Directeur général des Affaires économiques et monétaires.
Par la suite il est promu administrateur général adjoint de l’ACGP (Administration et contrôle des grands projets), entité rattachée à la Présidence de la République chargée de veiller à l’exécution diligente des projets de développement.

Carrière politique

Carrière ministérielle

Cellou Dalein Diallo est le ministre à la plus grande longévité sous la Seconde République de Guinée. Considéré comme un homme de dossier, il dispose d’une crédibilité certaine au niveau des instances financières internationales comme le FMI ou la Banque Mondiale 1.
En effet, de juillet 1996 à avril 2006 il a tour à tour occupé les postes de ministre des Transports, des Télécommunication et de l’Environnement, de ministre de l’Équipement (Transport, Travaux publics, Télécommunications et Environnement), de ministre des Travaux publics et des Transports, de Ministre de la Pêche et de l’Aquaculture1.
Premier ministre

Le 9 décembre 2004, il est nommé Premier ministre, prenant le poste laissé vacant pendant huit mois à la suite du départ en exil de François Lonseny Fall. Le 4 avril 2006, la radio guinéenne informe ses auditeurs que Diallo va recevoir des pouvoirs étendus, mais le programme est vite interrompu par des militaires. Le lendemain, le président Conté démet Diallo de toutes ses fonctions pour « faute grave ». Diallo est remplacé par le ministre d’État aux Affaires présidentielles, Fodé Bangoura en mai 20062.

Durant son mandat, il s’attache à assainir les finances publiques et à mettre en œuvre une politique de rigueur budgétaire permettant de stabiliser l’économie et de renforcer la crédibilité du pays vis-à-vis des bailleurs de fonds.[réf. nécessaire]
En novembre 2007, Cellou Dalein Diallo est élu président de l’Union des forces démocratiques de Guinée.

Élection présidentielle de 2010
Blessé lors du massacre du 28 septembre 20093, il est candidat à l’élection présidentielle de l’année suivante. Il arrive en tête au premier tour avec 43,69 % des voix, devant Alpha Condé4, mais s’incline au second avec 47,48 % des voix5 dans des élections qui ont connu de nombreuses violences. Cellou Dalein Diallo reconnait immédiatement les résultats des élections et appelle à l’arrêt des violences qui suivent l’annonce de sa défaite6,7.

En avril 2014, l’UFDG adhère à l’Internationale libérale et Diallo devient l’un des 66 vice-présidents de l’organisation8.

Député à l’Assemblée nationale
En septembre 2013, il est élu député lors des élections législatives aux termes desquelles, son Parti, l’UFDG, obtient 37 sièges sur 114.
Il est à nouveau candidat lors de l’élection présidentielle de 2015.

Biographie Cellou Dalein Diallo

Né en 1952 à Labé (République de Guinée), Cellou Dalein DIALLO a fait des études de Comptabilité et Gestion à l’Ecole Supérieure d’Administration, Université de Conakry.

Il suivra, par la suite, d’autres formations aussi bien en Micro- qu’en Macro Économie notamment à Paris, au Centre d’Etudes Financières, Economiques et Bancaires (CEFEB) de l’AFD et à Washington à l’Institut du FMI.

1976, à la sortie de l’Université, il intègre la Fonction Publique comme Inspecteur des Services Financiers et Comptables.

Son efficacité et son dynamisme lui vaudront de gravir rapidement les échelons de l’administration pour devenir un membre actif et respecté du Conseil Supérieur des Normes et Comptabilités et de la Conférence Economique Nationale; deux instances présidées par le Président Sékou Touré qui le nommera, entre 1979 et 1982, Directeur Commercial puis Directeur de la Comptabilité Centrale de la Société Sectorielle d’Etat SERCOM (entreprise ayant plus de 80 succursales disséminées à travers tout le pays).

1982, il intègre la Banque Guinéenne du Commerce Extérieur comme Chef du Bureau d’Études.

1985, il rejoint la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) où il occupe successivement les fonctions de Directeur du Département de la Comptabilité, Directeur du Département des Changes et Directeur Général des Affaires Économiques et Monétaires. Il prend une part active à la restructuration de la Banque Centrale et du système bancaire Guinéen. Il devient membre de la cellule technique du CCEF et, à ce titre, participe à la formulation, à la négociation et au suivi de tous les programmes de reformes mis en en œuvre par le Gouvernement Guinéen avec l’appui des Institutions de Brettons Woods (PAS, FAS, FAS-R, FRPC, PAGEN, CAS1, CAS2 …). Il est président ou rapporteur de plusieurs commissions de privatisation et de restructuration des entreprises publiques (Secteur pétrolier, Banques et Assurances, télécommunications).

1995, il est nommé Administrateur Général Adjoint des Grands Projets (ACGP) à la Présidence de la République. A ce poste, il se familiarise davantage avec les modalités de financement et au suivi-évaluation des projets et programmes de développement.

Grâce à son expérience de banquier et á sa connaissance du système financier international, il apporte une contribution remarquée à la mobilisation des financements extérieurs en faveur des certains grands projets tels que Garafiri, Tombo III.

Juillet 1996, il devient Ministre des Transports des Télécommunications et du Tourisme, dans le gouvernement de Sidya Touré. Celui-ci le désigne, la même année, Gouverneur de la Guinée à la Banque Mondiale.

1997 il est nommé Ministre de l’Equipement (Transports, Travaux Publics, Télécommunications et Environnement).

1999, il devient Ministre des Travaux Publics et des Transports, fonction qu’il gardera jusqu’en février 2004 date à laquelle il est nommé Ministre de la Pêche et de l’Aquaculture dans le gouvernement de François Fall. A la démission de ce dernier, il sera désigné Président du groupe économique du gouvernement chargé d’assurer, pendant la vacance du poste de Premier Ministre, la coordination des huit départements ministériels du secteur économique (Finances, Coopération, Plan, Mines, Agriculture, Commerce, Tourisme et Pêche).

9 Décembre 2004, Cellou Dalein DIALLO est nommé Premier Ministre de la République. Cette promotion, comme on le constate, est loin d’être le fait du hasard. Elle est l’aboutissement d’un parcours sans faute, le résultat d’une trentaine d’années d’efforts au service de l’Etat.

En effet, tous les observateurs objectifs s’accordent à reconnaître les qualités humaines et les compétences techniques de ce grand commis de l’Etat qui a toujours su allier rigueur, humilité et sens de l’équité dans l’exercice des nombreuses et importantes responsabilités qui lui ont été confiées. Les résultats obtenus se passent de commentaires :

L’histoire retiendra, par exemple, qu’en tant que Ministre des TP, il a réussi l’exploit d’éliminer, en cinq ans, tous les bacs sur le réseau routier interurbain en construisant, en lieu et place, des ponts modernes qui resteront longtemps, sinon à jamais, les plus grands ouvrages de franchissement du pays. Ce sont :

* le pont sur le Diani en Guinée Forestière, inauguré en 1999;
* le pont sur le Niger à Yirikiri, ouvert au trafic en 2000 ;
* le pont sur le Niger à Djélibakoro;
* le pont sur le Tinkisso à Siguiri et
* le pont sur la Fatala à Boffa, inaugurés, tous les trois, en 2004.

Durant cette même période, il assurera avec une compétence reconnue la maîtrise d’ouvrage d’une quinzaine de projets de construction ou de réhabilitation de routes, grâce à des financements obtenus auprès des bailleurs de fonds internationaux.

On peut citer, au titre des projets entièrement exécutés ou en cours d’exécution :

* la route Sérédou- N’Nzérékoré-Lola ;
* la route Kouroussa-Kankan ;
* la route internationale Kankan-Siguiri Kourémalé ;
* la réhabilitation du tronçon Km 36- Boffa ;
* le renforcement de la route et la mise au gabarit des ponts entre Coyah et Farmoreah ;
* la construction des routes à 2X2 voies Tombo-Gbessia, Enco5-Sonfonia et Matoto-Dabompa.

Au cours de cette même période, les études de plusieurs autres projets routiers ont été réalisées. C’est notamment le cas des projets d’aménagement et de bitumage des routes :

* Labé-Sériba – Tamba (dont les travaux démarreront incessamment),
* Kissidougou-Guéckédou-Sérédou, Boké-Quebo,
* Labé-Mali-Kédougou,
* Labe-Tougué-Dinguiraye-Siguiri.

Le financement des études des projets de routes inter-Etats Kankan-Mandiana-Odienné et Lola-Danane avait été obtenu en 2002 auprès de la BAD.

Mais la crise ivoirienne n’a pas permis de réaliser ces études. Pour financer les études (économiques et techniques), la réalisation des travaux et la supervision de tous ces projets, il a fallu mobiliser, au total, plus de trois cent (300) millions de dollars, auprès des bailleurs de fonds bi et multilatéraux. Nul ne conteste que le professionnalisme, la rigueur et la crédibilité de Cellou ont pesé pour beaucoup dans la mobilisation diligente de ces ressources et l’exécution, dans le respect des coûts et des délais, de ces différents projets de développement.

Incontestablement les performances de Cellou Dalein DIALLO au Ministère des Travaux Publics compteront pour beaucoup dans le bilan de la deuxième République.

Au Ministère des Transports il actualisera le schéma directeur du Port Autonome de Conakry (PAC) qui mettra en évidence la nécessité de mettre en œuvre un troisième projet portuaire. Celui-ci sera formulé et, grâce à une bonne promotion du projet mené par Cellou auprès de l’AFD, la KFW et la BEI, son financement, pour €40 millions, sera bouclé dés 2003. Grâce à ses talents de négociateur, il arracha en 1997 aux partenaires de la Guinée dans GUINOMAR le paiement au Trésor guinéen des dividendes d’une valeur dépassant le montant cumulé de tous les versements antérieurs à ce titre. Il laissera sa marque au niveau de tous les autres départements ministériels où il est passé aussi bien par l’identification et l’exécution d’utiles projets de développement que par la formulation et la mise en œuvre de pertinentes politiques et stratégies sectorielles.
A partir de Décembre 2004, en sa qualité de Premier Ministre, il s’attachera, tout d’abord, à décrisper le climat politique et à calmer les tensions sociales en instaurant un dialogue franc avec les partis politiques et les partenaires sociaux dont les leaders seront reçus à plusieurs reprises à la Primature. Il contribuera de façon déterminante à la libéralisation des ondes et à la suppression des barrages routiers à l’intérieur du pays. Il libéralisa l’exportation du café en mettant fin au monopole octroyé à la sogepam.

Pour freiner la chute vertigineuse de la monnaie et la hausse des prix, il élabore un programme de stabilisation axé sur l’amélioration de la gouvernance et la lutte contre la corruption et les détournements des deniers publics. Ce programme obtiendra le soutien des partenaires au développement, notamment du FMI qui l’approuva comme Programme de référence.

Au début de l’année 2006, au vu des résultats probants de ce programme, les institutions de Breton woods acceptent de négocier avec la Guinée un programme formel au titre de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance (FRPC). Cet Accord qui devait être approuvé par le CA du Fonds en Avril prévoyait l’atteinte par la Guinée du point d’achèvement de l’initiative PPTE en novembre 2006.

Malheureusement, Cellou Dalein sera limogé le 5 avril et l’examen du dossier reporté sine die. Mais auparavant, il aura eu le privilège de représenter valablement la Guinée à tous les sommets de Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’ONU, de l’Union Africaine, de l’OCI, de la CEDEAO, de la ZMAO, de l’OMVG, et de la Mano River Union qui se sont tenus entre Décembre 2004 et Avril 2006.
Lors de ces conférences au sommet, il bénéficiera de la sympathie, et de l’estime de plusieurs Chefs d’Etat africains qui continuent encore de lui témoigner leur amitié.

Sa stature incontestée d’homme d’Etat, son expérience reconnue des affaires nationales comme internationales et sa vision lucide de la crise que traverse notre pays et des défis auxquels il doit faire face font de Cellou Dalein un des meilleurs candidats à la fonction présidentielle.

Source: celloudalein.org
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